Longtemps flou, le cadre de l'agrivoltaïsme s'est précisé avec la loi APER et son décret d'application. Les exploitations agricoles disposent aujourd'hui de vraies opportunités pour combiner production agricole et production d'énergie.
Un cadre juridique désormais clair
La loi d'accélération des énergies renouvelables (APER) et son décret définissent l'agrivoltaïsme comme une installation qui apporte un service à la parcelle agricole (protection climatique, adaptation au changement climatique, bien-être animal ou amélioration du potentiel agronomique) tout en garantissant que la production agricole reste l'activité principale.
Les configurations possibles
Plusieurs solutions existent selon l'activité :
- Ombrières et structures surélevées au-dessus des cultures ou des parcours d'élevage
- Serres photovoltaïques
- Panneaux verticaux en bordure ou entre les rangs
- Trackers pilotables pour ajuster l'ombrage
Un revenu complémentaire sécurisé
L'agrivoltaïsme permet de diversifier les revenus de l'exploitation avec une ressource régulière sur 20 à 30 ans, tout en protégeant les cultures ou le cheptel des aléas climatiques (grêle, canicule, sécheresse).
Les points de vigilance
La réversibilité de l'installation, le maintien d'un rendement agricole significatif et le respect des règles d'urbanisme sont essentiels. Un projet agrivoltaïque se conçoit en amont avec l'exploitant, et fait intervenir plusieurs acteurs (gestionnaire de réseau, DDT, chambre d'agriculture).
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