Longtemps protégée par son nucléaire, la France voit ses prix converger vers ceux de ses voisins européens. La fin du bouclier tarifaire et le coût du nouveau nucléaire ferment définitivement la porte au retour en arrière.

Le mythe de l'électricité française pas chère

En 2020, le prix moyen pour les entreprises françaises était de 0,11 €/kWh — contre 0,22 € en Allemagne. Ce différentiel est désormais réduit à néant. En 2026, les PME françaises paient entre 0,20 et 0,28 €/kWh. L'exception française appartient au passé.

La fin de l'ARENH : une protection disparue

L'ARENH permettait aux fournisseurs alternatifs d'acheter de l'énergie nucléaire à EDF à 42 €/MWh. Ce mécanisme s'est terminé fin 2025. Sans ce filet, les prix sont désormais entièrement exposés aux marchés de gros européens, où le gaz naturel fixe souvent le prix marginal de l'électricité.

Le coût du nouveau nucléaire : une facture colossale

Les EPR2 commandés par EDF coûteront entre 100 et 120 €/MWh selon les estimations — bien au-dessus du parc historique amorti. Le Parlement a voté un mécanisme garantissant à EDF un prix plancher autour de 70 €/MWh, fixant un plancher élevé pour les consommateurs.

La seule vraie protection : produire soi-même

Face à cette convergence des prix, la seule protection durable est de produire sa propre électricité. Une installation solaire amortie produit à un coût complet de 5 à 8 centimes par kWh — 3 à 4 fois moins que le prix du marché. Un avantage compétitif structurel qui se renforce chaque année.

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